Santé

  • Devez-vous systématiquement déléguer votre santé à une tierce personne ?
  • Devez-vous toujours tout vérifier par vous-même ? La confiance, c’est important non ?
  • Etes-vous en mesure de comprendre et d’apprendre des notions complexes sur votre santé ?
  • Est-ce que posséder davantage de connaissances vous sera d’une quelconque utilité pour guérir?

 

La recherche de soins naît d’une souffrance.

Excepté pour de la prévention (vaccins, certificats sportifs, révision dentaire…), on consulte parce que l’on souffre. Cette demande d’assistance peut se transformer en véritable détresse lorsque les troubles s’éternisent, que certains traitements échouent, ou lorsque que les symptômes s’intensifient.

Des connaissances et des informations inégales.

Notre ignorance médicale ne nous apparait que lorsque notre santé, ou celle d’un proche se trouve mal en point. Il est désormais possible de se renseigner sur internet, mais faut-il encore savoir quoi et où chercher et prendre du recul sur ce que l’on y aura trouvé.

Souffrance et ignorance, un terrain de vulnérabilité.

Notre cerveau est ainsi fait qu’il cherche toujours à tout comprendre. Il lui faut donc des réponses, rassemblant croyances et connaissances, dans une composition subjectivement satisfaisante. Malheureusement, les réponses les plus rapides ne sont pas toujours les plus justes. Nous sommes la proie de nos biais cognitifs. Ces derniers ont vite fait de nous construire une logique fallacieuse, à laquelle on s’accroche parfois de manière déraisonnable.

Une médecine peu à l’écoute favorise le développement des pseudosciences.

Les personnes dépositaires du savoir médical ne sont pas tous de bons pédagogues. Les études forment de bons techniciens, pleins de savoir et de compétences, mais l’empathie et les rapports humains ne s’apprennent pas dans les livres, et ne font pas l’objet d’évaluation.

Le monde médical a trop longtemps considéré que les patients n’étaient pas capables d’intégrer des notions complexes concernant leur santé. Les époques changent mais certaines mauvaises habitudes perdurent.

Perdus dans toute cette confusion et révoltés par un système de soin qui ne les écoute pas, nombre de patients tombent dans toutes sortes de dérives paramédicales, pseudo scientifiques, voire sectaires.

Sur quelles bases doit-on baser sa confiance ?

Déléguer aveuglement sa santé à un soignant n’a jamais été le plus judicieux des choix. Dans la majorité cas, une thérapie réussie, ne peut se passer d’une participation active du patient. L’attitude passive du patient, risque de le mener à la dépendance thérapeutique.

Il est normal d’exiger des explications claires de la part des soignants. En plus d’un diplôme, votre soignant doit être en mesure de vous donner les sources scientifiques qui étayent sa pratique. L’information de qualité est une obligation déontologique (article R.4127-35 du Code de la santé publique) : « Le médecin doit à la personne qu’il examine, qu’il soigne ou qu’il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu’il lui propose. Tout au long de la maladie, il tient compte de la personnalité du patient dans ses explications et veille à leur compréhension. »

La méfiance systématique peut être aussi dommageable que l’excès de confiance. La confiance est une sécurité qui s’adapte et s’ajuste en permanence en fonction du contexte. C’est au soignant de donner tous les éléments nécessaires à une alliance thérapeutique de qualité. Une écoute bienveillante et des réponses pertinentes et compréhensibles sont généralement de bons indicateurs.

Une pédagogie à revoir.

Lorsque l’on ne comprend rien au jargon médical, il faut bien avoir à l’esprit que c’est souvent une question de termes plus que de complexité. Des études ont montré qu’il est tout à fait possible de transmettre des informations complexes aux patients, à condition de s’en donner les moyens pédagogiques.

De bonnes explications sont non seulement nécessaires mais parfois suffisantes pour améliorer, voire guérir un patient. Quelques semaines d’explications et d’éducation, suffisent à engendrer une amélioration progressive et significative sur le long terme, d’un grand nombre de symptômes, notamment la douleur. Donc oui, nous avons tous intérêt à accroître nos connaissances pour maximiser nos chances de guérison.

  • Moseley GL (2003), Unravelling the barriers to reconceptualization of the problem in chronic pain/ the actual and perceived ability of patients and health professionals to understand the neurophysiology. J Pain 4:184-189.
  • Mosely GL, hodges PW & Nicholas MK (2004), A randomized controlled trial of intensive neurophysiology education in chronic low back pain. Clin J Pain 20: 324-330.

Les compétences et les limites des soignants.

Il me semble indispensable que les soignants sachent définir ce qui relève de leurs champs de compétences et ce qui n’en fait pas parti. Le travail pédagogique de Kiné Systema s’inscrit dans le domaine de compétence que m’autorise mon diplôme de kinésithérapeute. Ce champ de compétence est certes vaste mais ne peut en aucun cas se substituer aux autres professions de santé. Gardez donc à l’esprit que tout ce qui sera écrit ici le sera d’un point de vue kiné et que par nature il sera partiel et incomplet.

C’est quoi au juste la kinésithérapie ?

La kinésithérapie est une profession paramédicale, assujettie à la prescription médicale, et donc intégrée à un parcours de soins pluridisciplinaire (médecin et kiné au minimum). Le rôle du kinésithérapeute consiste principalement à soulager et aider les patients à retrouver leur autonomie physique et fonctionnelle, et cela sans actions invasives, médicamenteuses ni chirurgicales. Elle est à même de proposer une alternative crédible, efficace et durable pour un grand nombre de symptômes. Nous avons certes un rôle curatif (réhabilitation : cardio respiratoire, traumatisme, opération, etc.) mais notre rôle préventif est surement le plus important en matière de santé publique (soutien, dynamisation, éducation, autonomisation, ect.). Je ne parle donc pas ici d’une pratique de massage de confort passif, mais bien d’un véritable travail actif d’éducation personnalisée, avec des objectifs à court, moyen et long terme, clairement définis.

La kinésithérapie, à elle seule, est trop vaste pour un seul thérapeute. De l’uroginécologie aux traitement des grands brûlés, en passant par la réadaptation des troubles neurologiques, des rhumatismes ou des affections pulmonaires, le savoir à acquérir est colossal. Il n’existe pas de spécialisation intégrée au cursus de formation initiale en kinésithérapie. Force est de constater que les formations post diplômes remplissent officieusement ce rôle (renseignez-vous donc sur le cursus post diplôme de vos soignants).

Que peut bien apporter l’art martial russe Cистема dans le domaine de la santé ?

Le Systema (Cистема, « système ») est un art martial russe aux origines obscures, utilisé durant la période soviétique par certains groupes des forces spéciales. Depuis la chute de l’URSS, sa pratique s’est progressivement diffusée dans le civil sous une forme « démilitarisé ».

Ne possédant ni formes ni techniques, le Systema propose des situations et des principes systémiques, favorisant l’improvisation en toutes circonstances. L’exposition progressive des pratiquants aux contraintes physiques et psychiques, leur permet d’apprivoiser et moduler leur niveau d’agitation interne. Le calme, le relâchement, la connexion, et la sensibilité sont ici considérés comme indispensables pour agir de manière lucide et pragmatique, en situation critique comme ordinaire. L’objectif est de passer de la réaction à l’action, du spontané au naturel, de la volonté au lâcher prise, en faisant intelligemment système avec les contraintes, plutôt que de lutter contre elles.

Comme dans la majorité des arts traditionnels, un système de soin accompagne le système martial. En Systema l’aspect santé prend une telle dimension qu’il s’imbrique et se fond directement dans l’enseignement martial. Les exercices respiratoires, les bains glacés, et le massage russe, ne sont que la partie visible de l’iceberg.

L’approche Systema fonctionne dans son ensemble comme une thérapie physique, cognitive et comportementale d’exposition. Son enseignement est d’abord pratique avant d’être théorique, ce qui change radicalement des études universitaires. Cette approche travaille profondément le soignant-pratiquant dans ce qu’il est autant que dans ce qu’il fait. On y apprend la connexion à soi-même et aux autres, la fermeté dans la douceur, la bienveillance sans complaisance, permettant une alliance thérapeutique basée sur le rapport humain et une collaboration soignant/soigné.

Définir l’approche Kiné Systema.

Kiné Systema a pour principale préoccupation la prise en charge de la souffrance physique et psychique des patients, pourvu qu’il y ait une composante somatique (champs de compétences prépondérant de la kinésithérapie). Le psychisme et le physique n’étant pas séparés, les problématiques, symptômes et pathologies abordées sont donc très variés.

L’approche cognitive et comportementale, connue et reconnue en psychologie, reste balbutiante en kinésithérapie, pour le moment. Le Systema russe, quant à lui, n’a pas pour vocation à se perdre en théorie. Un bon praticien doit avoir des compétences pratiques et une empathie équivalente à son savoir théorique. Si l’on veut voir s’épanouir cette approche, il faudra donc plus qu’une pratique de qualité, il faudra étayer solidement cette approche.

Le premier objectif de Kiné Systema sera donc de rassembler des connaissances scientifiques sérieuses, dans le but de créer un cadre théorique solide dans lequel une telle pratique pourrait se développer. Je compte faire la part belle à l’écoute, l’intuition, la bienveillance, l’adaptabilité et la créativité, sans échafauder de théories qui ne soient déjà validées scientifiquement. J’espère, par ce biais, réconcilier les défenseurs de l’apprentissage par l’expérience et les défenseurs d’une médecine basée sur les preuves.

Le second objectif de Kiné Systema sera de rendre ce savoir compréhensible et accessible à tous. L’instruction et l’autonomisation des patients étant essentielle, la pédagogie sera au centre de ce travail.

Au travail !

Les bases sont posées ! Je vous invite donc à garder votre attention et votre esprit critique bien aiguisé, car je n’en attends pas moins de la part de mes propres patients.

Réaliser ce projet pédagogique tout en continuant à travailler et à me former est un véritable défi. Je compte donc avancer à mon rythme chapitre après chapitre. Patience !

Comment faite vous la différence entre savoir et croyance ?

Comment avez-vous appris ce que vous pensez savoir ?

Comment savoir si vous pouvez vous fier à une affirmation ?

Existe-t-il une méthode pour passer du subjectif à plus d’objectivité ?

La méthode scientifique est-elle toujours la plus pertinente en pratique ?

 

Selon la définition que l’on donne à la santé on se retrouve plus ou moins malade. Le mieux est l’ennemi du bien. Si la santé doit faire l’objet d’un entretien régulier, il est déraisonnable de chercher à l’optimiser en permanence. N’oublions pas de vivre, même dangereusement (parfois), car quoi que l’on face, à la fin, on meurt !

 

Affiche à faire : Prudence épistémologique

Éviter les erreurs d’inférence et les thérapies moisies

Notre quête de sens nous fait parfois faire des liens de cause à effet abusifs. Ces biais sont aussi présents chez les thérapeutes, car chacun d’eux aimerait être à l’origine de la guérison de ses patients. Il y a ce que l’on sait, ce que l’on sait que l’on ignore, ce que l’on croit savoir (et en fait pas du tout), et ce que l’on ignore sans le savoir (et c’est vaste).

L’efficacité des traitements. Comment et pourquoi ça marche.

Parmi les facteurs d’amélioration du patient, on peut distinguer trois grandes catégories : la guérison spontanée (il suffit d’attendre et l’organisme s’en charge), l’effet contextuel (appelé aussi effet placebo), et l’effet spécifique (ce qui ne relève pas du placebo), tant rebattu par les thérapeutes et études scientifiques. Si, pour guérir certaines pathologies, l’effet spécifique est indispensable, dans bien d’autres cas, les facteurs contextuels peuvent suffire à traiter le patient.

Affiche à faire : L’Evidence Base Practice

Réconcilier l’objectivité des études et l’intuition de la pratique

La pratique du soin individuel n’est pas une étude scientifique, c’est un échange personnalisé et spécifique à un patient, à un moment donné. Les études nous donnent simplement le niveau de pertinence statistique d’une approche pour une pathologie. Quand on peut comparer l’efficacité de différentes approches, autant choisir celle qui, a priori, donne le plus de résultat, quitte à l’adapter par la suite.

Affiche à faire : Engagement patient soignant

Un équilibre fragile entre idéal et réalisme

Chaque acte médical a un cout, pour le patient et/ou la société qui y participe, mais une population en bonne santé et une grande richesse. Les patients comme les soignants doivent se comporter en citoyen responsable. La santé n’est ni du bien être récréatif, ni une poule aux œufs d’or.

La douleur, un mécanisme complexe

Nous croyons tous savoir ce qu’est la douleur, car nous en faisons régulièrement l’expérience. Il est surprenant de constater combien notre conception est éloignée de la réalité une fois que l’on se penche sérieusement sur le sujet.

Actualisation des connaissances sur la douleur. En finir avec la théorie de la spécificité.

Parmi les idées reçues sur les douleurs, celle du lien direct entre douleur et lésion biologique est sûrement l’une des plus répandues. Sur ce point, les preuves de l’inexactitude de cette croyance sont écrasantes.

Le savoir soigne. Apprendre pour mettre un couvercle sur la douleur.

Ce que l’on croit et ce que l’on sait, influe sur ce que l’on fait. Prendre le temps de s’instruire au sujet des douleurs est utile pour réussir à les appréhender différemment et modifier nos habitudes ainsi que nos perceptions.

Fabrique de la douleur. Dissocier : nociception, douleur, souffrance, et sensibilisation.

Quand on y regarde de plus près, on se rend compte que la douleur n’est pas une information montante (input) mais bien une information sortante (output), générée et modulée par le système nerveux central.

  • La nociception est une information non-consciente (ni nécessaire ni suffisante pour générer de la douleur).
  • La douleur est une sensation désagréable qui émerge à la conscience (construite pour faire réagir).
  • La souffrance est un mélange de réflexions et de sentiments qui peut être créé ou entretenu par la douleur et capable de l’influencer.

La neuromatrice de la douleur et son protectomètre

Il n’y a pas d’aire cérébrale spécifique de la douleur. Son élaboration est donc le fruit d’une collaboration complexe entre différentes aires. Le résultat qui en émerge peut-être, selon le contexte, de la douleur avec ou sans nociception ou une analgésie malgré un fort influx nociceptif. La neuromatrice de la douleur évalue le niveau de danger encouru. L’image du protéctometre prend alors tout son sens.

 

Construction du modèle interne. Le rôle des images mentales, métaphores, et phrases chocs.

Ce que l’on pense influe sur ce que l’on ressent et ce que l’on fait. La douleur peut être créée ou exacerbée par une sensation interne d’insécurité. Être attentif à notre langage et à nos représentations métaphoriques peut nous permettre d’évaluer notre niveau de catastrophisme et d’entamer un processus de désensibilisation.

Affiche à faire : le floutage cortical

Un corps est des sensations à reconquérir.

 Les douleurs nous invitent à protéger notre organisme. Cette prudence corporelle, si elle est maintenue trop longtemps, finis par faire disparaître nos capacités motrices et nos sensations corporelles sur le territoire concerné (sauf la douleur, bien entendu). Il est difficile de s’apercevoir de quelque chose que l’on ne perçoit plus. Prendre le temps de scanner son corps et de le challenger en douceur permet de le redécouvrir progressivement et d’en reprendre possession.

Le modèle biopsychosocial. La véritable approche holistique des douleurs.

Conçu à l’origine pour appréhender les troubles psychiques, le modèle biopsychosocial s’est révélé tout aussi pertinent pour aborder les douleurs. La recherche d’un lien biologique primaire a échoué à les aborder. L’intrication des différents facteurs biologiques, psychologiques et sociaux oblige à les considérer tous. Ce modèle encourage les soignants à collaborer plus étroitement avec le patient de manière pluridisciplinaire.

Le feu biopsychosocial. Une modélisation imagée du mécanisme d’émergence de la douleur.

Tous les patients ne seront pas réceptifs à une explication neurophysiologique des mécanismes d’émergence de la douleur. L’image du feu biopsycosocial nous permet d’appréhender ces processus de manière plus imagée. Il est facile d’identifier et de différencier le terrain propice, le facteur déclencheur et le contexte aggravant.

Thérapie physique, cognitive et comportementale, Intégrée dans une approche biopsychosociale du patient.

En réponse au modèle biopsychosocial, il s’agit de proposer une approche thérapeutique adaptée. Les thérapies physiques cognitives et comportementales semblent tout indiquées, car elles stimulent l’ensemble de la problématique en un cercle vertueux.

L’efficacité des traitements. Comment et pourquoi ça marche.

Nous avons montré l’importance de l’action homéostatique de la douleur (guérison spontanée). Nous avons vu l’impact majeur du contexte psychosocial sur l’émergence des douleurs (effet contextuel). Peut-on espérer obtenir des effets spécifiques liés aux techniques et approches, reposant sur un diagnostic propre à la problématique du patient ?

Reconnaître la nature de sa douleur. S’il peut y avoir dominance il ne peut y avoir exclusivité d’un mécanisme.

Toutes les douleurs ne sont pas identiques et ne doivent pas être traitées de la même manière. On peut distinguer trois grands mécanismes : les douleurs à dominante nociceptive (information sensitive), les douleurs à dominantes nociplastiques (sensibilisation cérébrale), et les douleurs à dominantes neurogène (irritation des nerfs). S’il peut y avoir dominance d’un mécanisme, il ne peut y avoir exclusivité. Toute prise en charge de la douleur aura un effet bénéfique néanmoins les effets spécifiques seront bien supérieur si l’on oriente le traitement en fonction du mécanisme dominant.

L’inflammation. Le système immunitaire au service de la cicatrisation.

Dans le cadre d’une lésion (douleur à dominante nociceptive), la douleur comme l’inflammation sont indispensables pour protéger et diriger la cicatrisation. Éviter où chercher à atténuer les symptômes de manière artificielle, risque de perturber leurs bons fonctionnements et de dérégler ce précieux mécanisme. Les antalgiques et anti-inflammatoire ne sont nécessaires qu’en cas d’emballement de ce mécanisme. Une foi la cicatrisation entamée la remise en charge des tissus lésés renforce et oriente les structures cicatricielles. Si la protection momentanée de la zone cicatricielle doit être systématique, la médicamentation ne doit pas être automatique.

Affiche à faire : Neurodynamisme

Un câblage nerveux à faire coulisser

 Notre système nerveux est sans doute ce que nous procédons de plus précieux. Si la partie centrale (cerveau et moelle épinière) est mise sous armure (carne et vertèbres) et sous amortisseur (méninges), les nerfs périphériques sont plus exposés. Leurs mécanismes de défenses se déclenchent donc très vite et très fort en cas d’irritation (douleurs à dominante neurogène). Quoi qu’extrêmement solide et glissant les nerfs ne s’étire pas, ils se déplient et coulissent au milieu des tissus qu’ils innervent. Favoriser leur glissement améliore leur vascularisation et leur fonctionnement.

Composer avec la plasticité cérébrale. Adapter sa pédagogie pour modifier les conceptions erronées

La douleur est censée nous pousser à une action régulatrice pertinente. Mais que se passe-t-il quand la douleur ne fait plus sens et que l’alarme nous maintien dans l’inaction ou dans une agitation stérile ? Il va falloir démêler les pensées, les savoir et les croyances pour y voir plus claire. Il faudra aussi renouveler ou découvrir de nouvelles expériences dans un cadre attentif et bienveillant. Une alarme bien calibrée ne sonne que pour de bonnes raisons. 

La dysfonction somatique, Un désagrément adaptatif passager.

Chez les thérapeutes manuels, il y a des mythes savamment entretenu, car accrocheur et rentable (balayons devant notre porte). Parmi tant d’autres, la notion de dysfonction somatique est suffisamment vaste et floue pour pouvoir y fourrer tout ce qui nous arrange. Si l’on cherche, on trouve : asymétries, tensions, raideurs, douleurs… Nous en avons tous, et ces « dysfonctions » viennent et passent d’elle-même avec le temps, les activités, les postures et le contexte. La véritable question est de savoir si ce que l’on trouve lors du bilan, reproduit une gêne ou une douleur en lien avec le motif de consultation du patient. Chercher la petite bête risque d’augmenter la sensation d’insécurité interne du patient et d’augmenter l’émergence de ses douleurs. Un thérapeute qui se propose gentiment de corriger ou d’ajuster votre corps vous rend dépendant de sa pratique (en plus de vous prendre pour des jambons).

Relief et sensibilité. Apprendre et s’entrainer pour évoluer.

Affiche à faire : Suivre son courrier

La douleur est un guide, pas un ennemi

En conclusion, il faut rappeler que la douleur est un mécanisme indispensable à notre survie. Son mécanisme d’émergence est complexe (ne vous contentez plus d’explications simplistes et expéditives). Ce système de défense a une tendance à l’hyperprotection et ne doit en aucun cas être exacerbé par des actions ou des pensées catastrophistes (concentrez-vous sur vos sensations internes de sécurité). Comprendre ce qui est demandé au travers de chaque douleur permet de d’agir plus et de souffrir moins. Désensibiliser un système prend du temps, mais les résultats sont durables.

Sens et sensation, une fausse dualité corps esprit.

Notre cerveau interprète et modélise le réelle à partir de nos sensations corporelles. La nature de nos pensées influe directement sur les réactions de notre organisme. Corps et esprit sont en étroite collaboration, mais leur langage ne nous est pas intelligible. Nos sensations résultent de la partie consciente de ces échanges. Apprivoisons nos sensations pour plus d’unité corps esprit.

 

Émotion, stress et détresse. De la sérénité à l’angoisse, une histoire de pression.

 

Nous sommes comme une machine à vapeur, capable de produire du mouvement (physique et psychique) en fonction des contraintes qui nous mettes sous pression. Cette machine complexe possède plusieurs mécanismes de régulation superposée, du plus simple et agréable au plus urgent et désespéré (acceptation, émotions, stress et détresse). Sans contrainte est sans fatigue tout est plus simple, mais au-dessus d’un certain niveau de pression, le système se dérègle, s’autoalimente et devient incontrôlable.

 

Affiches à faire : les pathologies liées à l’angoisse.

Pour des causses identiques, le ressenti et les réactions peuvent être très différents d’un individu à l’autre. Aigre sur les facteurs de surcharge psychique est une chose, prendre en charge le mécanisme d’emballement spécifique du patient en est une autre.

 

Modulation du comportement face au stress. Savoir se situer pour éviter les extrêmes.

Si la majorité des gens souhaite vivre dans un certain confort, d’autre, pour des raisons d’éducation ou de valeur, mettent en avant les capacités de travail et de résistance pour ne pas ressembler à ceux qui, par peur ou manque de confiance reste confiné dans leurs zones de confort. La réalité, c’est que plus on reste dans un mode plus on épuise nos capacités à moduler nos comportements. La stabilité nécessite le repos autant que le mouvement.

La théorie polyvagale. Un modèle fonctionnel des réactions du système nerveux autonome.

Les trois grandes voies, sympathique et parasympathique (vagale dorsal et ventral) ne sont que des messagers spécialisé, le cerveau reste le boss et décide quelle voie investir.

Nous n’avons qu’une vie et elle est précieuse. Cela explique que nos mécanismes de défense sont si facilement activés, et ne sont pas toujours laissé à l’appréciation de notre intellect. Le grand oublié de la stress-défense semble être notre capacité de connexion. Être pleinement attentif permet de voir évoluer chaque situation et rester dans l’action plutôt que se voir contraint à la réaction.

 

Affiche à faire : la respiration

Un pont entre conscient et inconscient

 Quand on n’y pence pas la respiration fonctionne de manière autonome (heureusement), mais nous pouvons à tout instant interagir directement sur elle et la moduler consciemment (ce qui n’est pas le cas du rythme cardiaque). Notre respiration se module de manière autonome lors d’un effort ou d’une émotion (ou les deux), ce mécanisme peut être inversé de manière consciente. Notre respiration est donc bien plus qu’une savante machine à oxygéner le sang, c’est une passerelle capable de moduler notre état émotionnel.

 

Affiche à faire : Pleine conscience

Un esprit vagabond à domestiquer

Que chacun examine ses pensées. Il les trouvera toutes occupées au passé ou à l’avenir. […]  Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais ». Blaise Pascal, Pensées (1670)

 Avant même d’aller à la rencontre du vaste monde encore faut-il savoir habiter sa maison. L’esprit s’entraîne comme le corps, mais à la différence du corps, on ne distingue aucun mouvement, tout est interne, jusqu’à ce que nos progrès rejaillissent dans nos actions.

 

Affiche à faire : Le lâché prise

Soutenir pour ne plus retenir ni laisser tomber.

 

Affiche à faire : L’auto hypnose

Moduler ses sensations par des suggestions d’images alternatives.

 

Affiche à faire : Les états de transe

Quand le corps et le psychisme s’éloigne du contrôle mental.

 

Affiche à faire : Les besoins biologiques de base

Veiller aux besoins biologiques pour apaiser le psychisme.

 

Affiche à faire : La co-régulation

Le pouvoir des relations sociales et du collectif.

 

Affiche à faire : Changement de contexte progressif

Réguler le nombre de stimulations issu de l’environnement.

 

Affiche à faire : Ikigaï

Trouver du sens à son existence

 

Affiche à faire : Changement de contexte radical

Stimuler temporairement un autre système de défense pour faire disparaître les angoisses inutiles.

Affiche à faire : Un corps de chasseur-cueilleur

Un organisme polyvalent fait pour bouger

Hébertisme

 Notre mode de vie et notre technologie évoluent bien plus vite que notre génétique. Nous avons projeté un organisme de chasseur-cueilleur dans l’agriculture puis l’informatique. Nos activités quotidiennes, le jeu et l’art, devraient suffire à exprimer tous les besoins de notre organisme. Le sport est une agitation aberrante et inutile, désormais nécessaire pour compenser nos modes de vie sédentaire.

 

La mobilité. L’importance d’élargir ces options.

Il n’existe pas de bon ou de mauvais mouvements, mais de bonnes ou de mauvaises manières de les réaliser. La variabilité fait le confort, la spécificité, la performance. Plus le socle est large plus l’édifice est solide. Les modèles et images qui nous sont présentées par la pub ou le sport ne visent que la performance. Le sur-effort doit être vécu de temps à autre, mais ce n’est pas un but. Soyons malin, cherchons à être créatif et efficient plus que performant.

 

Les postures archétypales. Les structures de repos spécifiques de notre physiologie.

Chaque espèce possède une grande variété de formes de corps spécifiques, qui lui permettent de se reposer autant que d’agir. Une bonne posture n’est pas une forme de corps, c’est un relâchement organisé qui nous permet d’être à l’aise pour réaliser une tâche. Votre prochaine action réclamera une nouvelle posture et un nouveau relâchement.

Affiche à faire : Les filières énergétiques

Repousser les paliers grâce à la respiration

 

Affiche à faire : La griffe et la nageoire ou le pick-up et le frein à main

Se décontracter pour mieux bouger

 

Affiche à faire : Organisation de la posture

Le lien entre sens et posture

 

Affiche à faire : L’homme la machine et l’arbre

Une anatomie spécialisée, mais polyvalente

 

Affiche à faire : Le piquet et le ballon

Unifier sa posture par la pression respiratoire

 

Affiche à faire : Le langage du corps

Des structures signifiantes qui communiquent

 

 

Les principes systémiques du systema. Bienveillance sans complaisance.

Le Systema n’enseigne aucune technique et ce n’est pas évident, car beaucoup repèrent disparaissent. Dans cette approche (art martial issu de l’armée soviétique) les situations martiales ne sont là que pour stimuler l’utilisation de grands principes. Par exemple, on n’apprend pas à se défendre, mais on utilise des situations d’attaques pour appliquer les principes de respiration, décontraction, mobilité, etc. Le Systema peut tout aussi bien englober : santé, gestion du stress, développement personnel et collectif. Se limiter au côté self-défense, c’est passer à côté du Systema.

 

Incorporation active. Découvrir et intégrer sensations et savoirs par l’expérience.

 

Nous sommes tous de petit scientifique explorateur. Nous réalisons et reproduisons un grand nombre d’expériences tous les jours. Une fois que nous nous avons intégré le fonctionnement d’un phénomène ou d’un mécanisme, le cerveau passe à autre chose. Revenir régulièrement sur nos expériences en modifiant le contexte et les pensées associées, car ce que nous en avons appris et compris n’est peut-être pas optimal. Restons des enfants et renouvelons sans cesse notre curiosité et nos expériences en pleine conscience.

 

Affiche à faire : Sexeur de poussin

La pédagogie à la Russe.

En France, notre mentalité cherche à construire un modèle théorique en béton avant même de commencé la moindre expérimentation. Résultat, on sait parfois comment le faire, sans vraiment réussir à le faire concrètement. En Russie, la mentalité est à l’action. Si ça marche, la question n’est pas de savoir pourquoi, mais de recommencer pour le faire mieux.

Pour devenir un expert en sexage de poussin, il faut suivre une longue et fastidieuse formation. Être capable de séparer 1000 mâles et femelles poussins par heure (soit un poussin toutes les 3 à 5 secondes) avec un taux de précision de 97 à 98 %, seul la pratique le permet. Aucune différence anatomique n’est clairement perceptible. La méthode consiste à pratiquer sous les yeux de celui qui sait, et subir ces oui, non, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que des oui. En Russie, les instructeurs de Systema agissent de même en ne cherchant à transmettre des aptitudes et sensations, et non un savoir.

– Oui ! Non ! Respire ! Relâche ! Regarde…

– Mais comment fait-on ? C’est quoi le truc, la technique ?

– Ne réfléchis pas, fait ! Respire, relâche, connecte-toi ! Le mouvement juste provient de la confiance ! Non ! Non ! Non ! Oui ! Non ! Respire !

 

Modulation du comportement face au stress. Mieux s’adapter pour plus de confort

Aucune zone n’est fixe, certaines grandissent quand on les pratique (adaptation et régressions), d’autre rétrécisse si l’on y reste (confort et résistance). Parfois, la vie ou les efforts nous pousse dans nos retranchements (résistance), mais nous ne pouvons vivre éternellement ainsi sans finir brisé. Le Systema a pour objectif de ramener ses pratiquants à découvrir leur potentiel d’adaptation, afin d’élargir leur zone conforts. À bien y regarder, la résistance nous dit de rediriger nos efforts au lieu de les soutenir courageusement.

 

Affiche à faire : Apprivoisé l’araignée

Peu de monstres méritent la peur que nous en avons

 Il est parfois (souvent… toujours…) inutile de faire une psychanalyse pour surpasser nos appréhensions. S’y confronter progressivement dans un contexte bienveillant permet au mieux d’apaiser ces peurs par l’expérience et à défaut, de développer des stratégies pour s’en arranger au mieux.

 

Interagir avec un mécanisme émergent. Faire système avec le ressenti du patient.

Nous sommes trop complexes pour répondre d’une logique simpliste de causes à effets. Heureusement, si notre intellect a du mal à le comprendre le reste de notre cerveau s’en accommode très bien. Savoir si quelqu’un et triste ou joyeux semble évident, et pourtant si vous deviez en donner la preuve détaillée, ce serait fastidieux. Apprendre à se connecter à soi-même et aux autres, permet d’interagir en confiance avec ces mécanismes émergents (douleurs, émotions, stress, …).

 

Thérapie physique, cognitive et comportementale, intégrée dans une approche biopsychosociale du patient.

Le Systema est étrangement comparable aux approches physique, cognitive et comportemental d’exposition. A l’origine le système était prévu pour obtenir des soldats et agents opérationnels capable de s’adapter et conserver leur calme en toute circonstance. Le simple entrainement physique aurait été insuffisant. C’est en travaillant sur ce que l’on est que l’on peut faire de notre mieux avec calme, joie et détermination.

 

Affiche à faire : Permettre la co-régulation du patient

Se placer dans l’état émotionnel que l’on souhaite voir émerger chez le patient

Notre état émotionnel se perçoit et influence les personnes que l’on côtoie. Beaucoup de thérapeutes se ferment à la connexion pour éviter d’être lentement absorbé par la souffrance de leurs patients. Une fois que l’on est suffisamment confiant, solide et ancré, on peut se connecter à l’autre, pour le guider vers l’état intérieur recherché.

 

Affiche à faire : L’épouillage

Le touché, un langage et un marqueur de lien social.

Nous sommes des animaux sociaux et grégaires, nous interagissons bien plus qu’à travers des mots et des concepts. Le touché est une expression extrêmement puissante de la connexion et de l’échange non-verbale avec nos proches. Soigner par le toucher va donc bien au-delà d’une manipulation mécanique.

 

Affiche à faire : L’intensité et la douceur

Optimiser les capacités d’apprentissage

Tous les apprentissages n’ont pas le même impact. L’intensité émotionnelle et sensitive marque durablement le cerveau. Douceur et bienveillance permettent de ne pas se perdre en hésitation et appréhension. L’intérêt et le plaisir, fournissent le temps et les répétions nécessaires à fixer et étendre tout savoir et compétence.

 

Affiche à faire : Changement de paradigme

L’état d’esprit qui vous conduit dans une situation, ne vous en sortira pas.

Le Systema est difficile à appréhender, car il est simple et que nous passons la majeure partie de notre temps à nous rendre plus complexes. Le systema est d’abord une affaire de déconstruction plus que de formation.

 

Affiche à faire : le jeu

La meilleure façon d’apprendre collectivement

Les animaux (particulièrement les mammifères) apprennent à grimper, courir, chasser, … Par le jeu. L’aspect ludique favorise l’immersion et la décontraction. L’aspect collectif permet une co-régulation positive et une cohésion de groupe.

Affiche à faire :

 

Le Systema : un art, un mode de vie ou un soin ?

Notre mode de vivre devrait nous suffire

 Passer son temps à se soigner, faire du sport, des diètes « détox », du développement personnel, etc… est le signe d’un mode de vie incomplet qui ne nous satisfait pas. Plutôt que de s’appuyer sur des béquilles regardons comment modifier nos modes de vie pour qu’ils soient plus sains.

Il n’y a pas de rapport soignant soigné en Systema, il n’y a que des partenaires qui s’entraides en partageant un soin. Le « soignant » doit se sentir aussi apaisé et détendu que son « patient » à la fin de son office.

 

Les drapeaux et l’orientation des patients

Prendre le temps d’écarté les dangers avant de débuter un soin

 Plus important que de savoir comment soigner quelqu’un, savoir quand ne pas le faire et où l’orienter. primum non nocere.

 

La respiration systema

Pour respirer librement, il faut tout explorer

 La respiration est un outil indispensable à la réussite de tous les soins Systema. Elle doit être l’expression de ce que l’on ressent comme une manière de communiquer libératrice. Chaque sensation appelle une respiration qui lui est propre, il n’y a pas de bonne respiration, il faut trouver à chaque instant celle qui est juste, et pour y parvenir il faut toutes les explorer.

 

Le bio hacking par le froid

Apprendre à accueillir le stress avec joie

 Le froid intense fait appelle à nos mécanismes de défenses (risque de brûlure et d’épuisement énergétique). Bien dosé, le froid ne tue pas, il stimule avec force nos ressources physiques et psychiques et pousse à l’adaptation interne (car on ne se bat pas contre le froid, on l’accueille). Ce que l’on apprend en vivant l’expérience du froid avec joie, peut être transféré a bien d’autres facteurs de stress.

 

La dimension verticale

S’ériger pour s’affirmer, plier pour ne pas rompre

 S’affirmer n’est pas dominer, le relâchement n’est pas de la mollesse. La posture érigée doit être le reflet de notre liberté.

 

Les schémas de défense

Les forme de corps reflexe

 Si l’on s’approche avec une aiguille, on retire par réflexe la partie piquée. L’ensemble du corps participe de ce mouvement. Bien appliqués, certains points de pression pourront remettre en mouvement des zones habituellement figées.

 

Vivre une expérience en pleine conscience

Laisser de côté la logique pour laisser place aux sensations

 L’approche Systema est conçue pour être sensoriellement intense. Les sensations sont par nature subjectives, essayer de les comprendre de manière objective est un bon moyen de passer à côté de l’expérience.

 

Affiche à faire : Touché libellule

Nous n’avons pas besoin d’un corps pour ressentir un corps. Les thérapies qui utilisent le toucher peuvent réellement vous aider à trouver votre corps. Prendre le temps d’écouter les flux et les nuances à l’intérieur du corps.

Un touché doux peut être sensoriellement extrêmement puisant et peut avoir un grand pouvoir d’évocation (agréable comme désagréable). Il est tout particulièrement recommandé à ceux qui n’aime pas être touché de cette manière afin d’en explorer le pourquoi et d’enfin apprendre à accueillir la douceur (c’est nécessaire).  

 

La mobilisation harmonique. Une harmonisation mécanique et sensitive de l’organisme.

Les mobilisations harmoniques consistent en un mouvement rythmique et cyclique capable de faire rentrer un corps en résonance. Cette mobilisation, douce et globale, fait émerger, puis harmonise les zones de l’organisme qui se trouverait en restriction de mobilité. Le patient retrouve alors, au travers d’un relâchement conscient, sa tenségrité tissulaire et affine sa représentation sensitive.

 

Massage russe Systema

Le massage russe est un massage musculaire ayant pour objectif de révéler et dénouer ces tensions.

Dans le but de réhabiliter les zones ankylosées, le masseur utilise différents outils (piétinement, bercement harmonique, fouet, bâton long, bâtons courts, …), assouplît et pétrit le corps. Dans le massage russe, la douleur est notre alliée. En appuyant progressivement sur les tensions musculaires et en y restant, le masseur les met en lumière, les fait émerger à la conscience, commence alors le travail de relâchement actif, respiratoire, cognitif et comportemental du massé.

 

Savoir où l’on emmène le patient. Le la résistance à l’adaptation pour élargir la zone de confort

Le Systema entraine le partenaire dans ces zones de résistances pour lui proposer de nouvelle option d’adaptation.

 

Affiche à faire :

 

Le piétinement

Un étirement transversal des fibres

 

Battons de massage et triggers points

Relâcher précisément les tensions et les points réflexes

 

Percutions et vibrations

Diffuser les contraintes dans une structure confiante et unifiée

 

Le jeu de l’esquive et de la poursuite

La douleur comme guide du mouvement

 

Les flocons

Une dance martiale en connexion

 

L’émulation de groupe

Profiter du groupe pour quitter le rapport soignant soigné

 

Le cercle de parole et d’écoute

S’affirmer devant les autres, les écouter et partager son vécu intérieur avec simplicité.